Quand la ruche est au repos

Ralentir c’est réfléchir…

Voilà donc que la grande ruche du monde s’est scindée en deux parties.
La reine a demandé à une moitié de rester bien calfeutrée dans ses alvéoles, toutes ailes repliées, pendant qu’il est demandé à l’autre de mettre les bouchées doubles contre ce nouvel ennemi couronné qui fait le miel des médias : un vilain petit virus non identifié.

D’un côté, toute une frange de la population qui frise l’apoplexie. Ces héroïnes et héros que sont les soignants bien sûr. Mais aussi ceux qui sont directement impactés par la paralysie économique soudaine : livreurs, caissiers, comptables, call centers, développeurs … Depuis leurs alvéoles ou devant braver les dangers des sorties : une moitié de population sous cadences infernales…

Et puis, il y a l’autre moitié (ce n’est plus une image y compris à échelle mondiale !) contrainte à la pause. Chômage partiel pour 3,6 millions de salariés en France. Chômage subi pour d’autres millions de Français, entrepreneurs et indépendants. Un confinement qui oblige à ralentir. Bienvenue dans le Slow Life !

Nous autres communicants nous situons majoritairement a priori dans cette seconde moitié, sinon oisive du moins… recentrée. Car malgré toutes nos questions sur l’avenir à court terme, malgré le climat anxiogène, là est le bienfait collatéral de cette pandémie : la mise au point mort du flux tendu (sauf pour les masques !) et le grand retour de la réflexion. Ralentir c’est réfléchir…

Chez Robinson&Co, nous ne pouvons que vous conseiller de profiter de ce luxe soudain de temps pour vous pencher sur ce pollen indispensable que sont les mots. Dans la bien légitime surcharge informationnelle actuelle, nous voilà plus que jamais noyés d’éditos brûlants, de posts subtils, d’analyses brillantes à lire imperato… Economie, société, médecine, pharmacologie, philosophie, chimie organique, littérature…Chacun joue sa partition du coronavirus sous l’angle de sa spécialité. Vous aviez encore la tête dans le guidon le mois dernier ? Vous faisiez encore partie de ces entreprises et/ou marques dont la première des priorités est d’honorer un carnet de commandes qui jamais ne désemplit ? Tant mieux pour vous ! Un bon produit est un produit qui se vend.

Mais peut-être cela se faisait-il finalement au détriment d’une communication pleinement maîtrisée ? Traduction pour ce qui est de notre propre spécialité : maîtrisée dans son positionnement de marque comme dans sa stratégie éditoriale. Et si le ralentissement actuel était au final une opportunité rare pour peaufiner, approfondir cette dimension de votre communication ?

Nous, c’est le territoire de communication et la stratégie de contenu.
Nul doute qu’une plateforme de marque bien construite soit garante de la meilleure lisibilité tous supports confondus. Voyez chez Carglass, comme l’archétype du Voisin (appelé parfois Monsieur-Tout-le-Monde) réussit à imposer son code et son langage faussement simplistes, son phrasé faussement amateur, au milieu des spots qui jouent le 3ème degré, qui tapent sans vergogne dans la surpromesse ou qui abusent de la 3D. L’ordinarité et le service dans toute sa simplicité, son humilité : une stratégie marketing brillante sans panache créatif. Belle revanche du blue collar
Côté contenu, prendre du temps pour polir son wording et/ou bichonner son planning éditorial permet là encore de renforcer la cohérence et la lisibilité de sa proposition de valeur.

Stratégie inbound ou campagne média : rester dans son élément le plus différenciant sans renoncer à renouveler son lexique.
Approche conquête ou stratégie relationnelle : décliner son talent naturel de façon percutante en osant réinventer les formules.

Nous avons du temps, donc.
Beaucoup de temps.
Pas forcément trop de temps non plus.
Peut-être même le temps n’est-il déjà pas si loin où nous regretterons déjà ce réservoir de temps inattendu à défaut d’être inespéré.
Oui, profitons-en bien sûr pour remettre de l’ordre dans nos alvéoles respectives, ranger nos tiroirs, vider nos placards, trier nos vieilleries.
Mais profitons-en aussi pour améliorer le miel ordinaire de nos ruches. Posément. Sans stress pour une fois. Revisitons la recette. Repensons les ingrédients.

Osons donner du temps au temps pour le Sens (oui, avec une majuscule).
Et pour les mots qui y sont attachés.

Pour l’heure, dans la grande ruche planétaire, c’est bel et bien le vilain Corona qui fait le Buzz… Le bzzzzzzzzzzz ! Il ne sert à rien de lutter contre ça. Accompagner le mouvement comme il est dit dans les arts martiaux. Aussi, si vous n’êtes pas en première ligne, continuez à rester chez vous et portez-vous bien. Lâchez, bullez, débranchez…
Mais n’oubliez surtout pas de réfléchir !

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